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GER. Que se cache-t-il derrière ces trois lettres ? Le Groupement d’Employeurs Rural du Sarladais est une association qui a pour objectif d’offrir à ses adhérents, agriculteurs, artisans, commerçants, de la main d’œuvre pour leurs entreprises. Chapeauté par un conseil d’administration, l’équipe dirigée par Fabrice Gareyte, avec le soutien de Pauline De Naples, Coralie Burgos et Corinne Roulland, gère au quotidien les relations entre entrepreneurs et salariés. Un travail d’équipe qui trouve un prolongement naturel dans son engagement comme partenaire de l’équipe de foot du FC Sarlat-Marcillac.

Fabrice Gareyte, pour les non-initiés, qu’est-ce que le GER ?

GER signifie Groupement d’Employeurs Rural du Sarladais. C’est une association loi 1901 qui regroupe environ cinq-cents adhérents pour une centaine qui utilisent annuellement nos services. Ces adhérents-là se partagent un certain nombre de salariés qui sont mis à disposition dans leurs entreprises respectives. Grâce à des plannings nous faisons cette répartition en fonction des besoins de chacun.

Dans quels secteurs d’activités le GER intervient-il en priorité ?

Initialement, il s’agissait surtout d’agriculteurs. Aujourd’hui c’est toujours de l’agriculture de production, parfois de transformation, mais aussi des petits conserveurs, des exploitations qui font de la noix… Cela concerne aussi des artisans, des commerçants et des collectivités locales. Ça regroupe toutes les activités que l’on peut retrouver dans le Périgord Noir.

Comment se constitue ce GER ?

Comme je l’ai dit, il est constitué d’un côté d’une centaine de membres actifs tous les mois et de l’autre côté d’une quarantaine de salariés. On peut monter jusqu’à 70 ou 80 l’été ou 35 en novembre et décembre. Bon nombre d’entre eux bénéficient d’un CDI chez nous. Ensuite, on ajuste selon la demande avec des ouvriers saisonniers ou des CDD.

Quel est votre rôle exact au sein du GER ?

En tant que directeur je coordonne l’équipe administrative et je fais le lien avec les salariés sur le terrain et avec les adhérents. Mon boulot est de faire en sorte que cette association fonctionne, que tout le monde s’y retrouve. A la fois les salariés, afin qu’ils s’éclatent dans leur activité, et les adhérents, pour leur apporter des réponses en fonction de leurs besoins.

Comment peut-on adhérer au GER ?

Il y a un fond associatif pour entrer dans le groupement. Il s’élève à 400 euros lorsqu’on y arrive. Ensuite, il y a une cotisation annuelle de 60 euros. Enfin, il y a le paiement d’une facture qui indique le nombre d’heures qui ont été effectuées chez l’adhérent.

Historiquement, la création du GER répondait à quels besoins ?

Le GER a été créé en 2002 à l’initiative de la filière tabacole. A l’initiative aussi de la chambre d’agriculture de Périgord Tabac et du GEA de Montignac. Ces trois entités se sont réunies pour créer le GER et étendre l’activité initiale, localisée à Montignac, à l’ensemble du Périgord Noir. La forte demande venait de la production tabacole qui disait : « voilà, nous avons du tabac à rentrer, à trier, à livrer à l’usine de Sarlat et nous n’avons pas de bras. Trouvez-nous de la main-d’œuvre. » Le tabac, avec le déclin de la production, va être peu à peu remplacé par d’autres productions comme la noix, l’asperge, la châtaigne, tout ce qui touche à la production agricole. Un peu plus tard, entres 2005 -2010, nous rejoindront les collectivités locales qui avaient des besoins et que l’on pouvait fournir notamment pour des remplacements ou du complément de main-d’œuvre pour les aider dans leurs tâches au quotidien.

A titre personnel, comment êtes-vous arrivé au sein du groupement ?

D’abord je dois vous dire que je suis directeur du groupement à mi-temps. En 2002, je suis arrivé en tant que conseiller agricole à la chambre d’agriculture par l’intermédiaire d’un des membres fondateurs du groupement. J’ai participé, tout en étant salarié de la chambre d’agriculture, au développement du GER et j’en suis devenu le directeur en 2016. Mais j’ai toujours une exploitation agricole en parallèle.

Comment le GER a-t-il eu l’idée de rejoindre le pool des partenaires du FC
Sarlat-Marcillac ?

Je connais Lionel Grenier, le Président, depuis au moins quinze ou vingt ans. Mais nous n’avions jamais abordé le sujet du club de foot. Et puis lors d’une rencontre à table, c’est souvent là que ça se passe, Lionel m’a présenté Damien Musset. Nous cherchions à nous faire connaître pour deux bonnes raisons. D’abord, afin de trouver de nouveaux adhérents, mais aussi pour dénicher des salariés. La rencontre avec Damien a été décisive. Il nous a expliqué que le club de foot allait mettre en place une application qui pourrait nous aider dans les  deux cas. La réalisation d’un partenariat nous permettrait ainsi d’avoir accès à des jeunes du club qui peuvent chercher du travail. C’est l’accès à un réseau qu’il nous a offert. De la même façon, nous pourrions trouver aussi des adhérents qui cherchent de la main-d’œuvre pour bosser chez eux.

Est-ce que le choix du FCSM a été guidé par d’autres considérations ?

S’agissant de la spécificité de ce club de foot, nous connaissions avec Pauline, notre assistante de direction, la structure puisque nous habitons tous les deux Marcillac et que le club est une fusion entre Sarlat et Marcillac. Nous avons donc eu une accroche peut-être plus facile, mais c’est avant tout la nature de ce partenariat qui nous a séduits.

Pour le moment qu’est-ce que vous apporte ce partenariat ?

Il s’agit d’un engagement relativement neuf puisqu’il ne date que de cet automne. Nous sommes encore dans la phase de découverte. Nous sommes en train de tisser des relations pour un développement futur. Pouvoir communiquer sur nos besoins, via les réseaux du club, constitue déjà une première approche intéressante. Cela étant, il y a aussi les relations quotidiennes avec le club qui peuvent laisser déjà apparaitre de belles complémentarités.

Parmi ces complémentarités, est-ce qu’il y a, selon vous, des valeurs
communes ?

Il existe effectivement des valeurs communes évidentes. A commencer par la solidarité, la collaboration, et puis nous sommes tous les deux des associations avec des adhérents. Notre forte identité associative nous rassemble. Avec les salariés, ce sont aussi des équipes qui travaillent ensemble, des notions de collectif, mais aussi de convivialité, que l’on retrouve dans les deux entités. Nous suivons de près l’actualité du club. Je suis abonné à la page et puis je suis aussi élu de Marcillac et nous avons un œil attentif sur le terrain que nous mettons à disposition du club puisque la commune est partenaire du club.

Quel est votre regard sur la nouvelle politique de communication du club ?

Elle est très intéressante et novatrice. Je le vois notamment avec le terrain de Marcillac. La communication intérieure, c’était avant les traditionnels panneaux qui n’intéressent que ceux qui viennent voir le match et ils ne sont pas 5 000. La présentation de Damien était séduisante dans le sens où le partenariat proposé était différent, neuf, et permettait à chacun de se mettre en valeur. J’ai participé à quelques réunions du club. Il s’est vraiment bien développé puisqu’il accueille beaucoup de licenciés, ce qui fait de lui le club phare du Périgord Noir. Il a mis aussi en place une belle organisation pour soutenir ses licenciés. Des gens motivés, salariés et bénévoles, un dynamisme global qui donne envie de le suivre.

Le GER participe au développement de l’activité économique de la région par
l’emploi. Qu’est-ce qui vous différencie, par exemple, d’une structure comme
France Travail ?

Le groupement est porteur des contrats. C’est le GER qui fait le contrat de travail. France Travail fait de la mise en relation. Nous bénéficions de l’assise du contrat. Le salarié chez nous va avoir quatre, cinq métiers dans l’année ou seulement deux. En revanche, il n’a qu’un seul contrat de travail qui nous permet de le placer là où on a besoin de lui. Nous comptons actuellement 32 CDI.

Cette identité forte du sarladais constitue-t-elle aussi la force de votre
association ?

La proximité est un atout pour nous. Nous fonctionnons aussi avec un conseil d’administration avec à sa tête un président. Il nous délivre les grandes orientations. A moi, en tant que directeur, de les appliquer. Le fait que nous soyons une association qui regroupe, sous son entité, un certain nombre d’entreprises et de salariés, c’est faire œuvre de maillage sur un territoire. Il y a plein de métiers qui font que des gens interviennent dans plusieurs activités. Des adhérents divers et variés, avec des agriculteurs, du commerce, de l’artisanat, du tourisme. Si on peut contribuer à ce maillage et à faire en sorte que les gens se connaissent et travaillent ensemble on aura rempli une partie de notre mission. Le club de foot agit également dans cette même direction.

Propos recueillis par Cyrille Legendre

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