Cyrille Legendre
Chris Lehoux (Dirigeant du magasin Go Sport
de Sarlat) : « Nous sommes toujours présents pour aider le club. »
Le sport et les loisirs, c’est son domaine. Chris Lehoux dirige,
depuis de longues années, le magasin Go Sport bien connu des
Sarladais. A ce titre notamment, il est une figure de la vie locale et
une personnalité forte et marquante. Une énergie et un esprit
d’entreprendre qu’il a également mis, pendant dix ans, au service
du FC Sarlat-Marcillac en devenant son président. S’il a quitté ses
fonctions, il reste cependant très lié au club de football par le biais
de son fils, Thomas, qui évolue dans l’équipe première, mais aussi
en étant l’un des principaux partenaires du FCSM.
Chris Lehoux, parlez-nous d’abord, si vous le voulez bien, de votre parcours
professionnel.
« Cela fait trente ans que je suis commerçant. Dans le prêt à porter, au départ, puis nous
sommes passés sous enseigne de sport et loisirs il y a une vingtaine d’années. Nous avons
également ouvert une autre structure Go Sport à Montignac il y a trois ans et demi. La
transition entre le textile et le sport s’est faite via le rachat de la seule enseigne de sport qui
existait alors à l’époque à Sarlat. Son dirigeant arrivait à la retraite et il la vendait. Nous
avons alors incorporé de plus en plus d’articles de sports parmi nos vêtements. Puis nous
avons évolué vers ce qui était dans l’air du temps, le développement du sport et des loisirs,
avec la création de structures dédiées de plus de 1 000 m2. »
A titre personnel, comme sur le plan professionnel, pouvez-vous évoquer pour nous
ce rapport intime que vous avez avec cette ville de Sarlat ?
« Nous sommes arrivés à Sarlat dans les années 90. Sarlat est une petite ville où subsiste
encore une réelle convivialité. Je la connais d’autant plus que j’évolue depuis toujours dans
ce milieu du sport qui est porteur de ces valeurs de partage. Voilà pour le volet personnel.
D’un point de vue plus professionnel, le magasin Go Sport dispose d’une intégration et d’une
notoriété forte dans la ville. Parce que nous sommes présents depuis longtemps et parce
que nous employons des gens du sarladais. »
Si vous deviez dresser un parallèle entre le club de foot et la ville, quel serait-il ?
« D’abord ce parallèle existe vraiment. Je trouve que le club est un peu à l’image de la ville.
C’est un club qui a des ambitions sportives mais qui reste toutefois familial. J’en suis la
preuve vivante. Cela fait quelques années que je ne suis plus le Président et pourtant je
reste toujours présent à leurs côtés. S’il faut tenir la buvette, ou pour autre chose, je suis
toujours là. »
Il est vrai que vous connaissez particulièrement bien le fonctionnement de ce club
puisque vous en avez été le président pendant dix ans.
« C’est vrai. C’était à la fois le même club mais aussi une époque différente. C’était il y a huit
ans et l’équipe première évoluait encore en DH, la R1 d’aujourd’hui, lorsque je suis arrivé. Il
existait probablement des enjeux financiers plus forts que ceux d’aujourd’hui, il fallait un
budget conséquent pour maintenir un club en R1. Mais, pour hier comme pour aujourd’hui,
l’appui des collectivités locales et des entreprises reste primordial. »
Comment vous êtes vous retrouvé à la tête du club ?
« Messieurs Trémouilles et Alves, les anciens co-présidents, arrivaient un peu au bout de
leur cycle. Nous nous connaissions bien puisque j’évoluais déjà dans ce milieu du sport. Ils
sont venus me voir pour savoir si je désirerais m’y investir encore un peu plus en tant que
dirigeant du club. Nous sommes allés à la réunion de l’Assemblée Générale et de façon
beaucoup plus rapide que je ne le pensais je me suis retrouvé Président du club. Être
Président, c’est une responsabilité, c’est un peu comme gérer une entreprise, vous vous
engagez. C’est ce que nous avons fait. Nous nous sommes engagés à fond. »
Vous dites avoir gérer le club un peu comme une entreprise. Quelles sont, selon vous,
les similitudes et les différences ?
« Il est difficile de comparer une association avec une entreprise. Il y a un côté humain et
très affectif important dans ces structures associatives décorrélées de l’aspect purement
commercial. Il y a aussi cette nécessité de faire plus de pédagogie que dans une entreprise.
Pour autant, il y a tout de même aussi un parallèle à faire entre nos licenciés et nos salariés
avec lesquels nous avons tissé des rapports basés sur le respect. Nous sommes proches de
nos collaborateurs. Nous sommes dans une relation de proximité où nous nous tutoyons et
ou l’on reste attentif à l’évolution de chacune et de chacun. »
Compte tenu de votre passé de dirigeant, le partenariat de Go Sport avec le FCSM a
été, je suppose, assez naturel ?
« Effectivement, il l’a été. Le partenariat entre le FCSM et le magasin Go Sport passe par de
l’aide financière à travers notamment nos publicités. En contrepartie, le club s’engage à
s’équiper en tenue et en matériel chez nous. C’est un échange gagnant-gagnant. »
J’imagine, notamment avec la présence de votre fils au sein de l’équipe première, que
vous restez toujours très attentif à l’avenir de ce club. Comment l’envisagez-vous ?
« Même si je n’en suis plus le Président, l’avenir du FCSM reste effectivement important à
mes yeux. Je garde toujours la même envie pour lui d’aller plus haut. Je lui souhaite de
monter son équipe première au moins au niveau du dessus. Une évolution qui concerne
aussi l’équipe B. Et puis surtout il faut conserver ce socle, ces gamins, l’école de foot qui
constitue la force vive du club. Il faut continuer à la structurer avec des éducateurs de
qualité. Mais tout ceci l’équipe actuelle le fait très bien. Je connais bien Lionel et Will, deux
des trois co-présidents. Je connais un peu moins Damien qui n’est là que depuis deux ans.
Mais j’ai la sensation que c’est un garçon qui veut aller de l’avant. Il a apporté des choses
nouvelles, notamment dans le domaine de la communication qui est aujourd’hui essentielle
pour un club. Ils forment, tous les trois, une équipe très complémentaire et très compétente
pour le bien du club. »
