Valérie Albié et Aurélien Delpech :
« La volonté de participer au développement de notre territoire »
Valérie Albié et Aurélien Delpech sont nés à Sarlat. Ils sont, à ce titre, particulièrement attachés au développement de leur territoire
et même de leur terroir. Issus tous les deux d’une famille d’agriculteur ils cultivent désormais la passion des gens et de la terre à travers leur activité d’agents généraux de la Mutuelle de Poitiers Assurances.
Une assurance mutualiste, sans actionnaires, et surtout proche de ses sociétaires. Des valeurs de proximité qui ont amené aussi les deux associés à s’engager dans le tissu économique et associatif local en soutenant notamment le club de foot du FCSM, institution qu’ils connaissent parfaitement pour y avoir évolué, pour Aurélien, et parce qu’elle accueille ou a accueilli les enfants des deux agents. Rencontre avec deux personnalités du
Sarladais à la fois attachantes, engagées et passionnées.
Pouvez-vous évoquer pour nous votre parcours professionnel ?
Valérie Albié : Je suis entrée à la Mutuelle de Poitiers Assurance en 2006 en tant que collaboratrice de l’agent général qui était en place. À la suite de son départ en retraite j’ai postulé pour être agent et c’est là que nous nous sommes connus avec Aurélien et que nous nous sommes associés. Avant ces expériences j’ai eu un parcours un peu atypique. Je suis native de Sarlat et après mon BAC j’ai entrepris une formation STAPS, rien à voir avec les assurances. Mais qui dit prof d’EPS dit aussi mutation, souvent en région parisienne. J’ai souhaité rester ici. Grâce à mon beau-père, qui travaillait au Crédit Agricole, j’ai signé un contrat d’un an dans cette banque ou j’ai rencontré l’ancienne agent qui était aussi une cliente. Lorsque j’ai fini mon CDD, elle recherchait une collaboratrice, je suis venu faire mon essai et ça m’a plu.
Aurélien Delpech :
Pour ma part, je suis à l’agence depuis le 1 er janvier 2020. J’ai effectué avant un parcours bancaire pendant huit ans. A la suite du départ en retraite du précédent agent général nous nous sommes associés avec Valérie.
Comment définiriez-vous les spécificités de la Mutuelle de Poitiers Assurance ?
AD : C’est une société qui se singularise par sa taille humaine. Nous avons un siège sur lequel nous pouvons nous appuyer. Nous essayons de mettre en place de la bienveillance
de la proximité, de la convivialité et du dynamisme. Nous n’avons pas de plateau téléphonique, les gens viennent simplement nous voir s’ils ont la moindre question ou alors
ils nous appellent. Nous voulons à tout prix mettre de l’humain dans la relation.
VA : Je pense effectivement que nous sommes un peu à contre-courant de toutes ces autres compagnies qui délèguent la gestion de sinistre au siège. Nous, tout est géré ici, et
s’il y a un souci on vient nous voir directement. La Mutuelle de Poitiers est une entreprise familiale qui a été créée en 1838 par la famille désert et dont la direction générale est
toujours occupée par monsieur désert. La société a été transmise de génération en génération. Nous sommes une mutuelle donc il n’y a pas d’actionnaires à rémunérer. Les
cotisations permettent de régler les sinistres mais il n’y a pas de dividendes à reverser. Cela permet aussi de maitriser les cotisations,
AD : Et même de les rembourser. Depuis trois ans nous avons connu, coup sur coup, les épisodes du COVID, pendant lequel les gens ont moins roulé, ainsi que des événements
climatiques plus rares qu’aujourd’hui. Il y a donc eu des remboursements de cotisations à nos sociétaires proportionnels à leurs cotisations. La somme s’élève à plusieurs millions
d’euros de remboursement directement aux sociétaires. En n’ayant pas d’actionnaires, et une fois que nous avons fait le point sur les comptes, la Direction Générale nous a indiqué qu’il y aurait un remboursement à nos sociétaires.
Est-ce que l’on retrouve la Mutuelle de Poitiers dans toute la France ?
AD : Nous sommes plutôt implantés à l’ouest du territoire national. La société détient environ 300 points de vente. En Dordogne le département est composé de cinq agences (Périgueux, Bergerac, Ribérac, Nontron et Sarlat).
VA : Notre stratégie consiste à renforcer cette implantation locale avec un maillage supérieur et des seconds points de vente dans des communes à proximité des agences déjà
existantes.
Qu’est-ce qui vous a incité à vous engager au cœur du tissu associatif local ?
VA : Avec Aurélien nous sommes deux terriens puisque nos parents étaient agriculteurs. Nous sommes nés ici. Je pense que nous avons cette implantation, cette connaissance, et
cette volonté de vouloir dynamiser notre territoire.
AD : Surtout de le maintenir puis de le développer. C’est important pour nous, en tant qu’entrepreneurs, de pouvoir participer notamment au développement du Football Club
Sarlat-Marcillac. D’autant que nous avons une relation personnelle spéciale avec ce club. Le fils de Valérie a joué au FCSM. J’y ai joué pendant quinze ans. J’ai arrêté pour la naissance de mon fils car il fallait garder le sens des priorités. Mon fils, qui a aujourd’hui cinq an et demi, et qui a fait également sa première rentrée au club. J’ai fait mes classes en jeunes au FCSM, j’ai joué en seniors. Nous connaissons les gens du Comité Directeur. Nous connaissons leur sérieux. Nous savons qu’ils produisent un gros boulot en compagnie d’une super équipe de bénévoles. Nous constatons, en plus, que le club se structure de manière très intéressante. Depuis deux ans il y a une nouvelle dynamique mise en place avec notamment des rendez-vous de convivialité. Je dis bravo pour cet engagement car c’est beaucoup de travail.
Comment se traduit votre engagement ?
VA : Nous souhaitions vraiment faire quelque chose d’utile. Pas donner de l’argent juste pour dire voilà un billet sans savoir ce qui va en être fait. Donc cette année notre sponsoring se porte sur la catégorie des U15 qui était la catégorie de mon fils. A mon grand regret, il a décidé d’arrêter cette année. Même s’il est au stade tous les samedis.
AD : A la base le premier partenariat s’est manifesté par un regroupement de plusieurs entrepreneurs. Nous trouvions qu’il manquait, sur cette magnifique plaine de jeu, un
panneau numérique. Nous nous sommes dit qu’à plusieurs nous pourrions apporter cette plus-value sur le site. Le panneau est arrivé. Une fois ce panneau payé, nous avons décidé avec Valérie que nous voulions continuer à investir dans l’association. Sur une action identifiable. Nous avons pris le parti de la formation. Sportivement, nos jeunes joueurs, pour devenir de bons footballeurs, ont besoin de bons éducateurs formés pour alimenter le vivier de nos équipes seniors. Nous avons donc participé au financement du diplôme d’un éducateur de la catégorie U15, Nathan, qui a passé son BMF. Socialement, nous faisons aussi le pari de l’éducation et de la transmission. Il s’agit aussi d’une personnalisation de l’aide puisque Nathan est un éducateur que le fils de Valérie a eu comme entraîneur. Moi j’ai joué avec son grand frère. Cette démarche est très familiale, avec des valeurs de partage, de bienveillance et d’engagement sur l’humain.
